Faut-il se forcer à être sociable quand on est timide ?

Faut-il se forcer à être sociable quand on est timide ?

Faut-il se forcer à être sociable quand on est timide ?

On vous rabâche sans cesse qu’il faut se forcer à être sociable quand on est timide. Que c’est par la pratique que l’on instaure des habitudes et que l’on triomphe de nos peurs. Qu’il faut sortir de sa zone de confort.

Malheureusement, certaines situations sont tellement inconfortables que l’on n’arrive plus à gérer cette pression. C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Nous avons grillé notre résistance émotionnelle.

Qui n’a jamais vécu des expériences angoissantes au point de vous mettre mal à l’aise pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines ?

Une phrase maladroite ou mal interprétée. Une réaction que vous n’avez pas réussi à contrôler. Une situation embarrassante. Ou une action qui vous a fait passer pour un extraterrestre en moins de 30 secondes.

Vous vous remémorez ce moment de gêne. Ce souvenir revient en boucle, comme une publicité sur TF1. Et vous regrettez, au plus profond de votre âme, d’avoir voulu surpasser votre timidité ce jour-là.

Et si se forcer à sociable n’est pas toujours la bonne solution ?

Attention, la réponse risque de vous surprendre.

Se forcer à être sociable ? Mais pourquoi ?

Si vous être timide, et que participer à une discussion est aussi difficile pour vous que de grimper l’Everest, vous devez vous forcer à être un minimum sociable. Logique, non ?

Si vous ne faites rien, rien ne va se passer. Logique, non ? (Merci Captain Obvious).

À moins qu’une âme charitable voit votre détresse et vienne vous sortir de votre solitude intérieure, vous allez rester seul un bon moment.

Cela m’arrive parfois en soirée, d’endosser le rôle du sauveur et d’aller vers une personne seule pour lui parler. Peut-être suis-je naturellement attiré par les gens solitaires (allez savoir pourquoi !). Et non, je ne vais pas accoster n’importe quelle personne seule, n’importe où. Seulement lorsque le contexte s’y prête !

Et si se forcer à être sociable peut vous faire sentir encore plus mal ?

Respirez un bon coup, et prenez un moment pour vous poser les bonnes questions.

Se poser les bonnes questions

Il est parfois bon de se poser un instant pour mieux se comprendre.

Je vais vous donner 3 pistes à explorer afin de savoir si vous devez vous forcer à être sociable ou non.

Quelle est ma nature ?

Savez-vous si vous êtes plutôt introverti, ou plutôt extraverti ?

Quelqu’un d’introverti prendra beaucoup plus de plaisir dans les activités solitaires ou avec moins de monde. Au contraire, quelqu’un d’extraverti aura naturellement besoin de plus de contact social pour se sentir bien dans sa vie.

Pour ma part, je suis une personne introvertie. Je n’ai pas un besoin frénétique de multiplier les interactions sociales, ni de rencontrer un maximum de personnes. Si j’ai envie d’engager la conversation avec quelqu’un, je le fais. Si je n’en ai pas envie, je ne le fais pas, et cela n’engendrera pas de frustration chez moi.

Est-ce que discuter avec un maximum de personnes va vous faire du bien ? Ou est-ce que rencontrer une à deux personnes dans un événement vous satisfait amplement ?

Voyez ce qui vous correspond le mieux en mettant de côté votre timidité.

Il est crucial de savoir ce que vous anime, tout en étant en phase avec votre tempérament.

De quoi ai-je envie en ce moment ?

Pour être honnête avec vous, je ne suis pas la personne qui est sociable à 100% du temps.

C’est cyclique. Il y a des périodes où je déborde d’énergie, où j’ai envie de sortir, de rencontrer des gens et de sourire à tout le monde. D’autres périodes où je n’ai pas envie de bouger, ni de voir des têtes. Je reste alors cloîtré chez moi, tel un survivant dans un bunker lors d’une attaque de zombies.

 

Un bunker

Personne ne pourra me faire sortir d’ici.

Demandez-vous donc si vous êtes dans une période où vous êtes ouvert au monde, ou non.

Avez-vous envie de faire de nouvelles rencontres en ce moment ? N’ayez pas honte si vous n’en avez pas envie. Répondez sincèrement à cette question sans écouter votre timidité.

Comment je me sens à cet instant ?

Vous ne pouvez pas être de bonne humeur à chaque seconde de votre vie (ou alors, dévoilez-moi votre secret, je vous l’achèterai à 1 million d’euros !).

Il se peut que vous soyez dans une passe difficile, que l’on vous a récemment annoncé une terrible nouvelle, ou que vous ayez passé une journée abominable.

Si vous êtes de mauvaise humeur, restez chez vous !

Épargnez les autres de vos plaintes ou de votre colère, ils vous seront reconnaissants et vous préserverez votre réputation (même si elle est inexistante).

Autre alternative, videz-vous l’esprit et profitez pleinement du moment présent !

Quand dois-je faire l’effort d’être sociable ?

Vous mourez d’envie de faire des efforts pour vaincre votre timidité ? Alors, félicitations ! Je vous encourage à entreprendre toutes les actions nécessaires pour être sociable. Les expériences que vous allez vivre contribueront à faire grandir votre confiance en vous !

Si vous avez une envie irrésistible de rencontrer des gens et vous faire de nouveaux amis. Alors faîtes-vous plaisir, sociabilisez !

Vous êtes invité à une soirée ou à un événement ? Faites donc un effort pour sociabiliser un minimum. Vous n’êtes pas venu ici pour faire tapisserie, n’est-ce pas ?

 

Un homme avec une chemise au motif du mur.

L’art de faire tapisserie.

Les erreurs à ne pas faire

S’inventer des excuses bidons

Dès qu’il s’agit de s’inventer des excuses, nous sommes les champions du monde !

Vous vous êtes sans doute surpris à sortir une excuse du style :

  • « Je ne connais personne. »
  • « Je ne peux pas rester. J’ai des choses à faire à la maison. »
  • « Je ne suis pas présentable. Tout le monde va voir que mon coiffeur m’a raté. »

Je vais vous dire la vérité :

  • C’est en parlant aux gens que l’on apprend à les connaître
  • Les choses que vous avez à faire peuvent sans doute attendre
  • Personne ne remarquera vos petits défauts

N’essayez plus de vous embobiner avec des excuses bidons ;).

En faire trop

Quand on veut sortir de sa timidité, il se peut que l’on en fasse trop.

Avez-vous déjà vu des personnes agir de manière trop extravagantes ? Savez-vous que certaines d’entre elles peuvent des timides ?

Certains essaient de cacher leur timidité en faisant plus, en parlant plus, et en montrant plus. Elles masquent leur manque de confiance en elles en faisant « du bruit ». C’est comme vider le pot de fond de teint sur le visage au lieu d’aller voir un dermatologue. Cela ne règle pas le problème.

En faisant trop, vous risquez juste :

  • d’être vu comme un clown
  • de vous faire passer pour une personne que vous n’êtes pas
  • d’être perçu comme un psychopathe
  • de regretter ce que vous avez pu dire ou faire

Faites-en un peu, mais pas trop ! Voilà le secret !

Sortir trop loin de sa zone de confort

Connaissez-vous le principe de la zone de confort ?

Ce sont les environnements et les habitudes qui vous sont familières et que vous contrôlez. Les situations qui animent votre quotidien, qu’elles soient bonnes ou mauvaises, font aussi parties de votre zone de confort. Par exemple : prendre la voiture pour aller au travail, appeler vos parents au téléphone, sortir pour faire vos courses, …

Pour évoluer et impacter significativement votre vie, vous devez effectuer des actions qui sortent de vos habitudes et faire en sorte de vous challenger. En d’autres termes, vous devez sortir de votre zone de confort.

Mais vous devez faire cela par étape.

Cela ne vous viendrait jamais à l’idée de vous jeter dans le grand bassin sans bouée alors que vous ne savez pas nager, n’est-ce pas ?

C’est la même chose dans la vraie vie. À vouloir aller trop vite, vous allez vous noyez. Vous risquerez de vous retrouver face à une angoisse insupportable. Vous aurez alors atteint vos limites psychologiques.

Vous ne voulez pas être traumatisé de la vie et finir en PLS ? Alors, progressez par étape.

Si dans un événements vous connaissez cinq personnes sur dix, vous pouvez, par exemple, vous fixer comme challenge d’aller faire connaissance avec les cinq autres. Par contre, si l’idée de chanter devant tout le monde vous terrorise et que l’on vous le demande, vous êtes en droit de refuser !

En résumé

Faut-il se forcer à être sociable quand on est timide ?

Oui, vous devez vous forcer à être sociable si :

  • vous êtes prêt à faire des efforts et souhaitez vaincre votre timidité
  • vous avez cette envie irrésistible de rencontrer de nouvelles personnes
  • vous êtes dans un contexte social

Non, vous ne devez pas vous forcer à être sociable si :

  • vous n’êtes pas en accord avec vous-même et avec votre tempérament
  • vous n’êtes pas d’humeur
  • vous êtes allé trop loin de votre zone de confort

Conclusion

Rien ne sert de se forcer à être sociable si vous n’en avez pas réellement l’envie. Le plus important est de savoir s’écouter.

Soyez toujours en phase avec vous-même.

Il faut parfois prendre le temps de se poser les bonnes questions pour être heureux dans sa tête.

Isolez-vous un instant. Prenez un moment pour réfléchir aux points que j’ai évoqué :

  • Quelle est votre nature ?
  • De quoi avez-vous envie en ce moment ?
  • Comment vous sentez-vous à cet instant ?

Réfléchissez, mais pas trop longtemps quand même ! 😉

Philippe

À travers ce blog, je vous partage mes meilleurs conseils pour vaincre votre timidité et prendre confiance en vous.

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